
Petite ville de demain
Petite ville de demain

Compte-rendu de la Rencontre avec Adrien Le Moing, chef de projet « Petites Villes de Demain » du mercredi 17 septembre 2025
Présentation
L'objet de cette rencontre
était de présenter ce projet de label de « Petites Villes de
Demain », sa genèse, qui l'anime, ce qu'il englobe et
caractérise et plus particulièrement sa déclinaison sur notre
commune.
« Petites villes de demain » (PVD), piloté par l'Agence nationale de la cohésion des territoires (ANCT), est un programme d'action lancé par le gouvernement Jean Castex pour la période octobre 2020 à mars 2026 et est doté d'un budget de 3,7 milliards d'euros.
Son objet est de soutenir les communes de moins de 20 000 habitants afin de revitaliser leurs centres-villes, améliorer l'attractivité locale et renforcer les services aux habitants.
Le vendredi 13 juin 2025, lors des assises de l'Association des petites villes de France (APVF), le Premier ministre François Bayrou a annoncé la poursuite après 2026 du programme PVD.
1611 villes métropolitaines et 35 ultramarines en bénéficient, . Ce programme offre un appui global en ingénierie avec le financement de postes de chefs de projet pour donner aux petites villes les moyens de définir et de mettre en œuvre leurs projets de territoire structurants
Huit villes ont été retenues en Ariège : Ax-les-Thermes, Lavelanet, Lézat-sur-Lèze, Mazères, Mirepoix, Saint-Girons, Saverdun et Tarascon-sur-Ariège et sept chefs de projet recrutés (Mazères et Saverdun étant jumelées pour l'occasion).
Notre animateur, Adrien Le Moing,
a été recruté début 2022 par la communauté de communes après un
master d'urbanisme et une spécialisation en gestion des
territoires à la faculté de Foix.
Ce poste, financé à 75 %
par l'État pendant quatre années, sera éventuellement pérennisé
après les élections municipales de 2026 si les budgets concernés
le permettent.
Programme d'actions
La mission du chef de projet n'était pas de proposer des actions à mener, mais de répertorier les projets en cours ou en attente et de les prioriser.
Ainsi 24 actions à mener ont été sélectionnées parmi une centaine de projets présentés au comité de pilotage constitué d'élus de la commune et de la comcom.
Trois axes stratégiques ont été définis :
1 : Développer l'attractivité résidentielle
A. Mener une politique d'amélioration de l'offre de logements
B. Soutenir les commerces et encourager l'économie productive
C. Maintenir et renforcer le niveau d'équipements
2 : Valoriser les atouts culturels et patrimoniaux
A Restaurer le patrimoine bâti
Restauration extérieure de la cathédrale
Mise en place d'un Plan de Sauvegarde et Mise en Valeur
Sécuriser les points prioritaires des Couverts
Accompagner une opération de remise en valeur des façades
B. Développer l'offre touristique et culturelle
3 : Améliorer le cadre de vie par la remise en valeur de l'ensemble urbain
A. Requalifier les espaces publics
Réaménager le parking et les abords paysagers de la salle Paul Dardier
Réaménager les places Maréchal Leclerc et Philippe de Lévis
Réaménager le cours Chabaud
B. Réaménager les entrées de ville
C. Elaborer un schéma communal de circulation et de stationnement
Mettre en œuvre une politique en faveur des mobilités douces
Intégrer les problèmes de stationnements à la réflexion globale des aménagements urbains
Le premier qui concerne l'habitat, les commerces et les équipements publics n'a pas été développé au cours de cette rencontre plus particulièrement dédiée au patrimoine bâti.
Les suivants sont au cœur des préoccupations de notre association et seront largement commentés et débattus avec les édiles dont nous avons apprécié la présence parmi la vingtaine de participants.
Valoriser les atouts culturels et patrimoniaux
Ne sont mentionnées ci-dessous que les informations nouvelles relatives aux sujets déjà largement traités dans les comptes-rendus présents sur ce site :
- mise en place du PSMV (Plan de Sauvegarde et de Mise en Valeur) dans le cadre du SPR (Site Patrimonial Remarquable)
L'agence en charge de la visite des 342 parcelles concernées (1) est désignée, elle sera chargée de répertorier les biens immobiliers susceptible d'être protégés à l'intérieur des habitations (ex : parquets, cheminées, plafonds, escaliers), un argumentaire et une communication préalable aux visites est nécessaire pour que chaque propriétaire sache ce qu'il sera fait des données recueillies et quels sont les avantages et/ou contraintes de cette démarche.
(1) celles à l'intérieur des cours et celles mitoyennes à l'extérieur de ceux-ci
- La sécurisation des structures des couverts.
Sujet largement traité dans le C/R de notre AG du 13 février dernier
Bien que concernant pas directement l'état structurel des bâtiments au-dessus des couverts, l'étude menée par M.Auriol, architecte du patrimoine, ne peut s'affranchir de corréler les désordres des étages avec ceux des couverts, en particulier en ce qui concerne l'origine d'infiltrations d'eau de pluie.
Les difficultés rencontrées pour contacter les propriétaires concernés ainsi que l'agenda contraignant de M.Auriol explique l'allongement de cette période de constat.
Les propriétaires souhaitant sensibiliser l'architecte à un désordre non répertorié parmi la liste des huit points et leurs mitoyens sont priés de s'adresser au chef de projet PVD qui coordonne l'opération.
Le cas particulier du poteau mitoyen des 47 et 48 place Leclerc (sud du Casti) relance le débat sur la responsabilité des réparations à effectuer entre la propriétaire du sol (la commune) et celui du poteau.
En effet le piédestal étant affaissé coté place, il est vraisemblable que la cause de ce désordre vienne du sol (assise fragilisée par une tranchée mal compactée?) plutôt que d'une descente de charges non verticale provenant d'une poussée vers la place de l'ensemble du bâtiment.
Ce point sera examiné dans le cadre de l'instruction du désordre du Casti.
- Le palais épiscopal et les grandes orientations de son développement.
Le palais épiscopal a été acheté par la Communauté de Communes afin d'y installer un Centre d'Interprétation de l'Architecture et du Patrimoine (CIAP) pour le Pays d'Art et d'Histoire (PAH). Dans ce bâtiment la chapelle reste la propriété du diocèse.
Le projet consiste à créer un espace où l'on trouvera un lieu d'accueil pour l'Office du Tourisme, des toilettes, un espace d'exposition et des bureaux pour le PAH. Cela permettra de mutualiser les moyens d'accueil. Dans les expositions on pourra trouver un lieu de présentation de l'histoire de Mirepoix, des activités pédagogiques et de la documentation.
Un premier projet architectural comprenant également une extension dans l'actuel jardin a permettra d'estimer les coûts de réhabilitation.
Améliorer le cadre de vie
- La question épineuse des parkings
Chacun sait combien notre ville est victime de son succès en ce qu'elle peine à accueillir de façon pratique et sécurisée l'affluence des véhicules qu'attire nos marché, fêtes et festivals.
En dehors des évènements occasionnels précités, l'inquiétude de ne pouvoir se garer en centre ville au quotidien est manifeste depuis l'annonce du projet de piétonisation des places centrales.
Il en va surtout de la baisse de fréquentation attendue des commerces. L'acheteur d'un journal sera découragé s'il lui faut se garer à l'ancienne gare faute de place au centre.
Les places en centre ville ne sont pas équivalentes à celles de l'extérieur utiles pour les manifestations ponctuelles mais ayant un taux de rotation plus faible.
Ce à quoi nos élus répondent que le parc de stationnement sera globalement conservé tout en nous annonçant une augmentation de près de 9 % de la population au dernier recensement.
De ce fait, pour beaucoup, la compensation des suppressions de places est louable mais insuffisante.
A noter, que la suppression de places cours Pons Tande s'ajoute aux soixante six du parking cathédrale et laisse les riverains en attente de précisions sur les travaux prévus.
La réduction du stationnement sur ce cours ne sera acceptée que si elle voit la création de véritables trottoirs permettant une déambulation sans obstacles ni changement de niveau de la Poste au cours Petitpied.
- La question non moins épineuse et sensible des arbres.
Le tour de table unanime s'élève contre l'abattage simultané des arbres de la place Leclerc qui font partie du charme de celle-ci et offrent en été un ombrage indispensable.
Le fait d'adapter la ville aux moyens du service départemental d'incendie et de secours (SDIS) et non l'inverse ne passe pas, voir à ce sujet le C/R de la réunion publique du 17 juin dans la rubrique AMENAGEMENT DES PLACES CENTRALES;
